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Les Pluviers siffleurs nouveau-nés de l’Ontario étirent leurs ailes

Par Andrea Gress, coordonnatrice – Programme de conservation du Pluvier siffleur en Ontario, Études d’Oiseaux Canada


Pluvier siffleur Photo : Neal Mutiger

Le point sur la nidification des Pluviers siffleurs en Ontario

Les oisillons sur les plages de l’Ontario commencent à prendre leur envol! On considère qu’un oisillon a pris son envol lorsqu’il peut voler sur une distance d’au moins 50 mètres d’une traite. Bon nombre de petits étirent leurs ailes et s’aventurent dans les airs, quelques mètres à la fois. C’est touchant de les voir! Actuellement (au 16 juillet), neuf oisillons sur la plage Wasaga ont déjà pris leur envol, ce qui représente un grand succès. Les oisillons sur les autres plages prendront leur envol sous peu. Il y a deux oisillons sur la plage Sauble, deux dans le parc Darlington et trois dans l’île de Toronto.

Les petits seront bientôt de jeunes adultes indépendants, mais ils seront encore vulnérables. En effet, tant les jeunes que les adultes ont besoin d’espace sur les plages pour chercher leur nourriture sans crainte et faire le plein d’énergie en prévision de leur longue migration vers le sud.

Nombre de femelles adultes ont déjà quitté les lieux de nidification pour prendre de l’avance. On pourrait bientôt les voir faire une courte halte sur d’autres plages partout ailleurs en Ontario. Si vous en voyez, signalez vos observations à Andrea Gress pour que nous puissions les suivre au long de leur voyage.

Vous pourrez en apprendre davantage sur la conservation du Pluvier siffleur en Ontario en vous rendant sur la page Web du programme.

Suivez l’infolettre d’Études d’Oiseaux Canada pour obtenir les plus récentes informations sur la saison de nidification 2018 des Pluviers siffleurs dans l’ensemble du pays.

Le passé, le présent et l’avenir des Pluviers siffleurs dans la région des Grands Lacs

Saviez-vous qu’il existe trois populations génétiquement distinctes de Pluviers siffleurs en Amérique du Nord, soit celles qui nichent dans les Grandes Plaines et dans les régions atlantique et des Grands Lacs? La population des Grands Lacs est la plus petite des trois.

Dans le passé, des Pluviers siffleurs nichaient sur les rives de tous les Grands Lacs; on en a dénombré jusqu’à 800 couples à un moment donné. Or, au milieu des années 1980, on n’en observait qu’au Michigan; il ne restait tout au plus que 11 à 14 couples nicheurs.

Vous vous demandez sans doute ce qui est arrivé à cette population dans les années 1980. Après la Seconde Guerre mondiale, les gens ont commencé à fréquenter les plages en nombres sans précédent; les côtes étaient achalandées et c’était la course au développement immobilier dans les zones littorales. C’est ainsi que s’est réduit considérablement l’habitat du Pluvier siffleur, à tel point qu’il n’y avait plus que quelques douzaines d’individus dans la nature.

En 1986, le Fish and Wildlife Service des États-Unis a entrepris un programme intensif de conservation de l’espèce au Michigan dans une tentative de faire remonter les effectifs, et cela a fonctionné! À l’exemple du Michigan, l’Ontario a adopté des méthodes de conservation comparables, dont il est question plus loin sous le titre «Méthodes de conservation». Et au moment où les pluviers commençaient à regagner leurs lieux de reproduction traditionnels, le Wisconsin, l’Illinois et l’État de New York ont mis l’épaule à la roue.

En 2007, des Pluviers siffleurs ont niché en Ontario pour la première fois en 30 ans, ce qui laissait espérer que la population augmenterait enfin. Puis, dix ans plus tard, on observait des couples nicheurs sur des plages des cinq Grands Lacs pour la première fois depuis des décennies. Dans un intervalle de 30 ans, le nombre de couples nicheurs dans l’ensemble de la région est passé d’environ une douzaine à 76! C’est une preuve tangible que nos efforts de conservation portent fruit. Les pluviers sont de retour sur leurs lieux de reproduction d’autrefois.

Quelque 150 couples nicheurs peut être un nombre suffisant pour maintenir la population sans qu’il soit nécessaire de continuer à employer des méthodes intensives de conservation. Cette année, pour atteindre ce but, Études d’Oiseaux Canada a amorcé une collaboration avec le Service canadien de la faune, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts de l’Ontario, Parcs Ontario, Stewardship Grey Bruce et Friends of Nancy Island.

Méthodes de conservation

Depuis le retour des Pluviers siffleurs en Ontario, en 2007, les autorités provinciales appliquent des méthodes de conservation qui ont fait leurs preuves ailleurs. Chaque méthode a été étudiée avec attention et continue de l’être. Nous sommes convaincus que ces mesures ont contribué de façon spectaculaire au rétablissement de l’espèce sur les rives des Grands Lacs.

Installation de clôtures autour des zones de nidification sur les plages achalandées. La protection assurée par les clôtures donne aux pluviers l’espace dont ils ont besoin pour incuber les œufs, chercher leur nourriture et élever les petits sans être effrayés par des personnes, des chiens ou des prédateurs. Nous essayons d’installer les clôtures à au moins 50 m de distance des nids dans toutes les directions. Cette limite est basée sur les résultats d’études scientifiques du comportement des pluviers en réaction à des menaces communes.

Installation d’exclos au-dessus des nids. Ce qu’on appelle exclos sont des grillages en fils de fer protégeant contre les prédateurs les adultes qui couvent et les œufs; ces installations ont fait leurs preuves comme moyens d’accroître le succès d’éclosion des œufs. Des biologistes d’expérience observent les comportements des oiseaux pendant l’installation des exclos. Dans la majorité des cas, les adultes retournent au nid dans les minutes qui suivent l’installation du grillage.

Mobilisation du public et surveillance des nids. On peut voir des bénévoles à bon nombre des sites de nidification de Pluviers siffleurs en Ontario. Ces personnes sont habituellement faciles à reconnaître car, souvent, elles sont munies de jumelles ou de longues-vues et portent des t-shirts au design évocateur ou des vestes qui les identifient. Elles recueillent des renseignements sur les comportements des pluviers et des prédateurs et informent le public sur le Pluvier siffleur et les méthodes employées pour le protéger; leur travail apporte une contribution inestimable à la préservation de l’espèce dans la province.

Baguage. Presque tous les individus de la population des Grands Lacs (de 96 à 98%) portent des bagues aux pattes. Chaque oiseau arbore une bague en métal de l’USGS sur laquelle est inscrit un numéro unique de neuf caractères, qu’on peut apparenter à un numéro d’assurance sociale. Il est distingué également par une série de bagues de différentes couleurs qui permettent aux chercheurs et aux bénévoles de l’identifier à l’aide d’une longue-vue ou d’un appareil photo numérique. Cela permet d’assurer un suivi très précis de la population.

Vous aimeriez obtenir de plus amples renseignements ou devenir bénévole? N’hésitez pas à communiquer avec Andrea Gress.

Études d’Oiseaux Canada exprime sa gratitude envers le gouvernement de l’Ontario pour le soutien qu’il apporte au programme des Pluviers siffleurs de l’Ontario par l’intermédiaire de son Fonds d’intendance des espèces en péril.

Gardez le contact avec Études d’Oiseaux Canada


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