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L’état des oiseaux de l’Amérique du Nord

Le bilan de santé de beaucoup de nos chers oiseaux inquiète.

Les partenariats et la science citoyenne, éléments essentiels de leur conservation à long terme.

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La conservation sans frontières

Les oiseaux de l’Amérique du Nord ne connaissent pas les frontières politiques. Par millions chaque année, ils se déplacent entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, et l’aire de répartition d’environ 350 espèces couvre au moins deux des trois pays. Les espèces migratrices partagent les habitats avec les espèces résidentes (non migratrices) en certaines périodes de l’année; les deux groupes sont de ce fait interdépendants. Les spécialistes s’accordent pour affirmer que pour assurer la survie de toutes les espèces aviaires, il s’impose de coordonner les efforts de conservation à l’échelle du sous-continent.

Mais que savons-nous réellement de l’état de notre avifaune? Un nouveau rapport, intitulé L’état des oiseaux de l’Amérique du Nord, fournit quelques réponses. Les auteurs de l’ouvrage, produit grâce à l’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord et qui s’appuie sur les données recueillies par des dizaines de milliers de citoyens-chercheurs de tout le sous-continent, demandent aux administrations gouvernementales, au secteur privé et à la population d’agir ensemble pour préserver une ressource que nous aimons tous, nos oiseaux migrateurs. Cette analyse sans précédent, qui porte sur les trois pays, témoigne de la capacité des gens à comprendre les besoins de conservation et à faire en sorte qu’on y réponde. Le rapport paraît à la veille du centième anniversaire de la signature par le Canada et les États-Unis de la Convention concernant les oiseaux migrateurs. Maintenant plus que jamais, il faut investir pour préserver les oiseaux et leurs habitats dans toute l’Amérique du Nord.

Principales constatations

Des 1154 espèces d’oiseaux de l’Amérique du Nord, le tiers nécessitent de toute urgence des mesures de conservation. En particulier les oiseaux qui dépendent des océans et des forêts tropicales sont en grand danger en raison des importantes menaces qui pèsent sur les habitats, de la réduction de l’étendue des aires de répartition et de la baisse des effectifs.

On considère que plus de la moitié de nos oiseaux de mer sont en crise. Plusieurs menaces pèsent sur eux : la surpêche, l’extraction de ressources énergétiques, la déprédation de nids par des espèces envahissantes dans des îles et le changement climatique. Études d’Oiseaux Canada, de concert avec Birdlife International et d’autres partenaires de la région du Pacifique, s’emploie à éradiquer les espèces envahissantes dans les zones importantes pour la conservation des oiseaux qui revêtent une importance mondiale.

Plus de la moitié des espèces d’oiseaux de la forêt tropicale au Mexique sont mises en péril à cause d’une énorme réduction de la superficie de l’habitat. Or comme les oiseaux chanteurs migrateurs qui nous sont familiers au Canada (voir la carte de répartition de la Paruline à tête cendrée, par exemple) utilisent ce même habitat de forêt tropicale en hiver, les effets de la déforestation dans le Sud peuvent être ressentis dans toute l’Amérique du Nord. L’équipe d’Études d’Oiseaux Canada participe à différents programmes à l’échelle du sous-continent afin d’améliorer le sort des oiseaux; citons par exemple le Système de surveillance faunique Motus, l’Initiative internationale de conservation de la Paruline du Canada et le programme de formation en Amérique latine.

En hiver, toute la population de la Paruline à tête cendrée dépend d’une zone de forêt tropicale qui représente seulement un dixième de l’étendue de son aire de nidification dans la forêt boréale. Cette carte est fondée sur les sorties de modèles numériques complexes qui s’appuient sur les millions de mentions d’observation de citoyens-chercheurs transmises à eBird. Ce document cartographique exceptionnel est l’œuvre d’Andrew Couturier, d’Études d’Oiseaux Canada.

En hiver, toute la population de la Paruline à tête cendrée dépend d’une zone de forêt tropicale qui représente seulement un dixième de l’étendue de son aire de nidification dans la forêt boréale. Cette carte est fondée sur les sorties de modèles numériques complexes qui s’appuient sur les millions de mentions d’observation de citoyens-chercheurs transmises à eBird. Ce document cartographique exceptionnel est l’œuvre d’Andrew Couturier, d’Études d’Oiseaux Canada.

Parmi les groupes d’oiseaux, l’avifaune des prairies est celui dont la population connaît le déclin le plus marquant. La grande majorité des prairies de la période antérieure à la colonisation en Amérique du Nord a été convertie à l’agriculture ou pour l’aménagement résidentiel. Dès lors, les oiseaux des prairies s’accrochent aux restes fragmentés de leur habitat initial. Études d’Oiseaux Canada collabore avec des partenaires, dont des éleveurs de bovin, dans l’ensemble des Amériques du Nord et du Sud en vue d’améliorer les conditions de vie de ces oiseaux.

Il n’y a pas que de mauvaises nouvelles

En dépit de cette information alarmante, nous savons que lorsque les gens agissent pour provoquer des changements positifs, la conservation des oiseaux fonctionne. Il y a cent ans, de fervents protecteurs de la faune sauvage ont encouragé les chefs de file nationaux à investir dans la conservation de l’avifaune en signant la Convention concernant les oiseaux migrateurs et en mettant un terme à la chasse commerciale des oiseaux. De même, les investissements dans la préservation des milieux humides ont porté fruit : les tendances démographiques de la plupart des espèces d’oiseaux aquatiques sont encourageantes. Une mobilisation globale renouvelée pour la conservation de la faune aviaire pourrait avoir des retombées similaires sur tous les groupes d’oiseaux. Il y a de bonnes raisons d’espérer.

Comment vous pouvez aider

L’action individuelle peut produire des effets positifs considérables. De simples gestes comme opter pour des produits biologiques et écologiques (p. ex., du bœuf nourri à l’herbe, des produits de papier certifiés respectueux de l’environnement et du café cultivé dans des zones aux aménagements respectueux des oiseaux), prévenir les collisions d’oiseaux avec les fenêtres de nos habitations et des immeubles de bureaux et participer aux nombreux programmes de science citoyenne d’Études d’Oiseaux Canada peuvent aider. Une autre façon concrète d’améliorer la situation consiste à préserver les milieux essentiels aux oiseaux, comme les zones importantes pour la conservation des oiseaux. Voyez notre liste des six meilleurs conseils pour aider les oiseaux!

Pour en savoir plus

www.stateofthebirds.org
www.oiseauxcanada.org

Gardez le contact avec Études d’Oiseaux Canada


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