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Des scientifiques percent des mystères des migrations de la Paruline rayée


Paruline rayée Photo : Christian Artuso

Les membres d’une équipe de recherche dirigée par des représentants de l’Université de Guelph et d’Études d’Oiseaux Canada se sont dispersés dans la forêt boréale en juin dans le but de retrouver des Parulines rayées bien précises. En 2016, des balises de géolocalisation ont été installées sur quelque 120 oiseaux de cette espèce à quatre endroits dans leur aire, soit à Nome et Denali (en Alaska), dans la région de Teslin (au Yukon) et à Churchill (au Manitoba). En 2017, les chercheurs sont retournés à ces endroits et ont capturé 27 des parulines en question; ils ont pu récupérer les balises et les données qu’elles contenaient. L’analyse des données, en cours d’exécution, fournira d’intéressants renseignements sur une des espèces de migrateurs au long cours les plus puissantes et énigmatiques du monde.

Les travaux antérieurs de cette équipe de recherche ont déjà révélé un exploit extraordinaire de la Paruline rayée. Pendant plus de 50 ans, des scientifiques ont tenu l’hypothèse selon laquelle les membres de cette espèce accomplissaient une migration sans escale au-dessus de l’Atlantique – depuis le nord-est de l’Amérique du Nord jusqu’aux Grandes Antilles ou jusqu’à la côte nord-est de l’Amérique du Sud – en automne plutôt qu’au-dessus du continent. Or, les auteurs d’une étude menée en 2015 (article en anglais seulement) ont fourni la première preuve directe appuyant cette thèse en pistant quatre Parulines rayées qui ont survolé l’océan sur près de 2770 kilomètres en deux à trois jours. Il s’agit du plus long vol sans escale au-dessus de l’eau jamais effectué par un oiseau terrestre de cette taille (cette paruline pèse environ 12 grammes).

Mais il reste encore beaucoup plus de choses à apprendre sur l’intrigant cycle biologique de cet oiseau. Ainsi, on croit qu’avant d’entreprendre cet exigeant vol transocéanique, quelques Parulines rayées traversent d’abord tout le continent nord-américain depuis leurs lieux de nidification en Alaska jusqu’à la côte est! Si c’est bien le cas, il s’agit d’un exploit absolument remarquable. Aucun autre oiseau terrestre de cette taille ne parcourt une telle distance pendant ses migrations (un voyage aller-retour de près de 20 000 kilomètres, ou peut-être même plus).

Les résultats de l’étude sont très attendus, et non seulement parce qu’ils pourraient être spectaculaires. Ils pourraient surtout fournir de l’information non accessible autrement sur le moment et la longueur des vols migratoires, les voies de migration empruntées, la position des haltes et le lieu des quartiers d’hiver de la Paruline rayée. Certaines populations de l’espèce ont fortement chuté au cours des 40 dernières années. L’accroissement des connaissances sur les déplacements tout au long de l’année aidera à cerner les causes du phénomène et à déterminer quand il se produit dans le cycle annuel, ce qu’il est essentiel de savoir pour assurer la préservation de l’espèce. Par ailleurs, on cherchera à mieux connaître l’étendue de l’aire de l’espèce et ses variations entre les diverses populations en utilisant des isotopes stables et des marqueurs génétiques.

Pour le moment, le suspense demeure entier, car l’analyse des données des balises récupérées n’est pas terminée. Les résultats de l’analyse seront publiés dans une revue scientifique au cours des prochains mois. Demeurez aux aguets!

En plus de l’Université de Guelph et d’Études d’Oiseaux Canada, cette étude collaborative mobilise la Wildlife Conservation Society of Canada (WCS Canada), l’Université du Massachusetts, le National Park Service des États-Unis (projet « Critical Connections ») et l’Université Acadia.

Les entités suivantes ont fourni des fonds ainsi qu’un soutien supplémentaire pour la poursuite de l’étude : Fondation canadienne pour l’innovation, Fondation de la famille Molson, Fondation W. Garfield Weston, succession de Fred Bodsworth, Conseil des Tlingits de Teslin, Churchill Northern Studies Centre, Bering Straits Native Corporation, Council Native Corporation, Solomon River Native Corporation, Society of Yukon Bird Observatories, Denali Education Centre, Alaska Geographic et Camp Denali.

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