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À la rescousse des oiseaux marins d’Haïda Gwaii

Par Karen Devitt (coordonnatrice des programmes – C.-B.) et Peter Davidson (conseiller principal aux programmes), Études d’Oiseaux Canada


Guillemot à cou blanc Photo : Alan Schmierer

À la mi-octobre, les membres de l’équipe des programmes de la Colombie-Britannique à Études d’Oiseaux Canada ont réuni, pour la première fois, l’ensemble des intervenants clés eu égard à Haïda Gwaii qui ont une expertise ou des responsabilités relatives aux oiseaux marins et aux menaces que des mammifères prédateurs introduits font peser sur eux. Les participants à la rencontre ont discuté de biosécurité, soit l’ensemble des mesures visant à contrôler ou retirer les membres d’espèces appelées envahissantes et à s’assurer qu’ils ne se rétablissent pas – de manière naturelle ou après une réintroduction par l’être humain – dans le milieu envahi. Ce travail fait partie d’un effort coordonné déployé par BirdLife International et des partenaires en vue de lutter contre les effets des espèces envahissantes sur les oiseaux dans tout le Pacifique, grâce au généreux soutien financier du T/GEAR Charitable Trust.

Environ 1,5 million d’oiseaux marins – dont certaines des plus grandes colonies du monde de Guillemots à cou blanc, d’Océanites cul-blanc et à queue fourchue et de Macareux rhinocéros – nichent dans l’archipel Haïda Gwaii. Les mammifères envahissants, comme les rats et les ratons laveurs, constituent une des pires menaces qui pèsent sur les oiseaux de mer qui nichent sur les îles de l’archipel. Comme près de 35 % de l’archipel Haïda Gwaii se trouvent dans des aires protégées désignées, le Conseil de la nation Haïda et les autorités provinciales de la Colombie-Britannique accordent la plus grande attention à cette menace.

Beaucoup d’oiseaux marins ont évolué sans la menace d’espèces envahissantes et n’ont pas pu s’adapter à celle des prédateurs introduits, ce qui a produit des baisses de populations et dans certains cas la disparition d’espèces. En fait, plus de la moitié des cas de disparition d’espèces d’oiseaux enregistrés depuis 1500 sont attribuables à des espèces envahissantes.

La biosécurité est un moyen essentiel de maintenir et de protéger les populations d’oiseaux et les écosystèmes des îles reculées contre les espèces envahissantes. Ce terme évoque des images de combinaisons de protection contre les substances dangereuses, de boues brutes toxiques et de maladies infectieuses. Ces images représentent effectivement la nature de la biosécurité dans certaines régions, mais dans les colonies d’oiseaux de mer de l’archipel Haïda Gwaii, il s’agit principalement de planifier et de mettre en œuvre, sur une longue période, des stratégies de rétablissement d’habitats et de suppression du risque d’introduction accidentelle ou intentionnelle d’espèces envahissantes.

Les partenaires – Études d’Oiseaux Canada, le Conseil de la nation Haïda, Parcs Canada, le gouvernement de la Colombie-Britannique, le Service canadien de la faune, la Laskeek Bay Conservation Society, Island Conservation et Coastal Conservation – ont discuté de biosécurité à l’échelle de chaque île et de l’archipel et établi des stratégies visant à mieux coordonner les interventions.

Le Jour des oiseaux d’Haïda Gwaii, tenu au Haïda Heritage Centre le 14 octobre, des membres de la communauté ont été informés sur l’importance des oiseaux dans la culture Haïda et sur les espèces envahissantes, et ont participé aux échanges sur la biodiversité sous la forme d’une table ronde. Le panel était composé de représentants du Conseil de la nation Haïda, de Parcs Canada et d’Études d’Oiseaux Canada. Cette activité a eu lieu à un moment opportun : des rats avaient envahi de nouveau deux îles où l’on avait constaté qu’il n’y en avait plus en 2013. Malgré ce revirement malheureux, les membres du panel ont répondu avec enthousiasme aux questions des citoyens très engagés et les ont appelés à agir collectivement pour faire face à cette catastrophe en matière de conservation.

Il reste encore beaucoup à faire, mais notre visite a bien démontré la nécessité d’un travail de collaboration dans l’ensemble de l’archipel. Nous retournerons là-bas plus tard en novembre pour discuter de la biosécurité concernant la ZICO de l’île Langara, dans le nord de l’archipel Haïda Gwaii, qui a jadis abrité la plus grande colonie de Guillemots à cou blanc du monde. Demeurez aux aguets pour suivre le progrès des interventions.

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